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En cas de vente d'un bien immobilier, peut-on donner plusieurs
mandats de vente ?
Cela
est possible si vous optez pour le mandat simple, mais est interdit
si vous avez fait le choix de donner un mandat avec exclusivité.
Le
mandat est l'acte par lequel vous désignez un agent immobilier
ou un notaire pour rechercher un acheteur. Le mandat qu'il soit
simple ou avec exclusivité doit être passé par
écrit et pour une durée déterminée.
Le
mandat simple vous permet de contacter autant d'agences
que vous le désirez et de rechercher vous-même un acquéreur.
Il vous faudra cependant prévenir toutes les agences avec
qui vous avez contracté, en respectant le formalisme prévu
par leurs mandats, quand le compromis ou la promesse unilatérale
sera signé.
Seule l'agence ayant effectivement réalisé la vente
aura droit à une rémunération.
Dans
le mandat avec clause d'exclusivité, vous
vous engagez à ne traiter que par l'intermédiaire
de l'agence, même si vous trouvez l'acheteur vous même.
Si vous passez outre la clause d'exclusivité et réalisez
la vente directement avec l'acheteur ou par le biais d'une autre
agence, le titulaire du mandat exclusif sera en droit de réclamer
sa commission.

Un agent immobilier peut-il exiger le versement de tout
ou partie de sa commission avant la réalisation de la vente
NON.
D'abord, l'agent doit détenir du vendeur un mandat écrit,
et à durée déterminée (faute de quoi,
le mandat est nul).
Ensuite, la commission est la rémunération due au
mandataire (l'agent) en contrepartie de ses efforts, de sa diligence
concrétisés par la conclusion de l'affaire.
Autrement
dit, la commission n'est due que :
• lorsque l'intervention de l'agent a été déterminante
dans la conclusion de la vente ;
• lorsque la réalisation de l'affaire est effective
: si une promesse de vente ou un compromis de vente a été
signé et assorti d'une clause suspensive (par exemple, réalisation
de la vente subordonnée à l'obtention d'un prêt),
la commission ne sera due que lorsque la clause suspensive sera
levée. En pratique, elle sera payée lors de la signature
de l'acte authentique chez le notaire .

Lorsque l'on est en cours d'acquisition d'un logement dans
une copropriété, qui, de l'acquéreur ou du
vendeur, doit payer les travaux votés en assemblée
générale ?
Lorsqu'un
copropriétaire vend son logement et que des travaux ont été
votés avant la cession, le paiement des provisions incombe
à celui - vendeur ou acquéreur - qui est copropriétaire
au moment de l'exigibilité.
Prenons
un exemple : des travaux ont été votés le 15
mars 2004 prévoyant un échéancier en trois
temps : le 1er avril 2004, le 1er juin 2004, le 1er août 2004.
La vente a lieu le 1er mai 2004. Le vendeur devra s'acquitter de
l'échéance du 1er avril 2004, l'acquéreur devra
s'acquitter des échéances du 1er juin 2004 et du 1er
août 2004.
A signaler que si les travaux ont été
votés sans échéancier, c'est celui qui est
copropriétaire au moment où le syndic appelle les
fonds qui devra payer.
Sachez
que l'acte de vente passé entre vendeur et acquéreur
peut prévoir une répartition différente; ce
dernier ne sera pas opposable au syndicat des copropriétaires,
mais devra être respecté par les parties au contrat.

Est-on tenu de fournir un état relatif à
la présence de plomb lors de la vente d'un logement ?
Tout
dépend de la date de construction de l'immeuble. Si ce dernier
a été construit avant 1948 et s'il est situé
dans une zone à risque d'exposition au plomb, la loi oblige
les particuliers à fournir un état d'accessibilité
au plomb datant de moins d'un an.
Cet
état doit être annexé à la promesse ou
au contrat de vente ; en son absence, le vendeur ne pourra s'exonérer
de la garantie des vices cachés et sera tenu pour responsable
des conséquences de la présence de plomb.
Bon
à savoir
: les plans de zone à risque sont établis par le préfet
de département. Ils font l'objet d'annonces légales
et sont affichés en mairie ; ils sont également notifiés
aux chambres des notaires et aux barreaux. Pour savoir si votre
logement est situé dans une zone à risque, contacter
votre mairie.
Quelles sont les obligations du vendeur d'un bien immobilier
concernant la présence de termites ?
Un
état parasitaire établi par un expert, inséré
dans un dossier technique et datant de moins de trois mois doit
être joint à la promesse de vente ou, à défaut
de promesse, à l'acte authentique, dès lors que le
bien mis en vente est situé dans une zone contaminée
par les termites.
Cette zone est préalablement délimitée par
arrêté préfectoral pris sur proposition ou après
consultation des conseils municipaux lorsque des foyers de termites
sont identifiés dans une ou plusieurs communes.
De ce fait, le vendeur ne peut s'exonérer de la garantie
des vices cachés prévue à l'article 1643 du
code civil qu'à la condition qu'un état parasitaire
soit annexé à l'acte authentique constatant la réalisation
de la vente.
Avant même la vente éventuelle d'un bien immobilier
bâti ou non bâti, l'occupant qui a connaissance de la
présence de termites a obligation de faire une déclaration
en mairie adressée par lettre recommandée avec demande
d'avis de réception ou bien déposée contre
décharge.
A
défaut d'occupant, cette déclaration incombe au propriétaire.
Elle incombe au syndicat des copropriétaires concernant les
parties communes des immeubles soumis aux dispositions de la loi
n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété.
Sachez
que dans les secteurs délimités par le conseil
municipal, le maire peut enjoindre les propriétaires de procéder
dans les six mois à la recherche de termites et d'effectuer
des travaux préventifs ou d'éradication.
Attention : des sanctions pénales sont prévues
par le décret du 3 juillet 2000 en cas de non respect des
différentes obligations.

Constat amiante
Depuis
le 01/09/2002, un état mentionnant la présence ou
l'absence de matériaux de construction contenant de l'amiante
(murs, poteaux, poutres, planchers etc) doit être annexé
à toute promesse unilatérale de vente ou d'achat et
à tout contrat réalisant ou constatant la vente d'un
immeuble.
Sont
concernés tous les immeubles dont le permis de construire
a été délivré avant le 01/07/1997, y
compris les parties communes et privatives des immeubles en copropriété
et les maisons individuelles.
Le
constat, effectué par un technicien qualifié, doit
être produit au plus tard à la date de la promesse
de vente ou d'achat.

Qui paye les frais de notaire dans le cadre d'une vente
d'immeuble ?
Le
paiement des frais exposés par le notaire pour établir
l'acte de vente est à la charge de l'acheteur.
Toutefois, les parties peuvent déroger à ce principe
et définir dans le contrat une répartition différente
des frais notariés. Les "frais de notaire" comprennent
:
• les droits et taxes payés au Trésor public
: le droit de timbre, le droit d'enregistrement, la taxe de publicité
foncière ou la TVA pour la première mutation d'un
immeuble bâti de moins de cinq ans,
• la rémunération du notaire : les émolument
tarifiés (rédaction de l'acte de vente...) et s'il
y a lieu les honoraires libres (consultation, expertise...),
• les frais engagés pour le compte des parties (extrait
de cadastre...).

Quels sont la portée et les effets de la condition
suspensive de la promesse de vente d'un bien immeuble liée
à l'obtention d'un prêt ?
Le
particulier qui finance son acquisition immobilière par un
ou plusieurs crédits bénéficie d'un système
de protection.
La
condition suspensive est un événement futur et incertain
qui suspend la naissance du contrat. En effet, le compromis de vente
n'existe pas tant que la condition n'est pas remplie. L'existence
même de la vente en dépend. Alors que dans le cas d'une
condition résolutoire : le compromis de vente existe, mais,
si la condition se réalise, la vente peut être résiliée.
Dans
le premier cas, le vente n'existe pas encore ; dans le deuxième
cas, la vente est déjà conclue.
A noter
: la condition suspensive de l'obtention d'un prêt est réalisée
dès la présentation par un organisme de crédit
d'une offre correspondant aux caractéristiques de financement
de l'opération, même si le bénéficiaire
refuse cette proposition.
Il
convient de distinguer selon que l'achat est fait à crédit
ou payé au comptant :
•
si l'achat est financé par un crédit, l'acte devra
obligatoirement indiquer que le prix sera payé grâce
à lui ;
• à l'inverse, en cas de paiement comptant, l'acquéreur
doit mentionner de sa main qu'il reconnaît être informé
du fait que s'il décidait néanmoins de solliciter
un prêt, il ne pourrait se prévaloir de son refus pour
faire annuler la vente.
En cas de silence du compromis de vente sur ce point, il sera considéré
que l'acte a été passé sous condition suspensive
dès lors que l'acquéreur apportera la preuve par tous
moyens qu'un prêt a été demandé.
Pour renforcer le dispositif de protection de l'acquéreur,
les tribunaux considèrent que le compromis de vente doit,
sous peine de nullité, porter indication du taux d'intérêt
et de la durée du prêt.
Sachez
que si la banque refuse de vous consentir le prêt,
tout dépôt de garantie versé à l'occasion
de la signature de l'acte doit vous être restitué.
Mais
attention, l'acquéreur négligent serait sanctionné
si aucune démarche pour obtenir le prêt n'avait été
effectuée : la clause suspensive serait alors réputée
réalisée et la vente effectuée.

Achat d'un appartement ou d'une maison: ce qu'il faut savoir.
Achat
d'une maison
Il est conseillé à l'acquéreur de vérifier
que l'achat comprend toutes les dépendances, les fonds de
terrain en dépendant sans exception. Si le terrain est mal
délimité, mieux vaut établir un plan par un
géomètre expert.
Il est aussi recommandé de :
•
consulter le plan cadastral (au cadastre ou à la mairie),
• vérifier qu'il n'existe pas de servitude (une restriction
au droit de propriété immobilière comme le
droit de passage par exemple),
• vérifier s'il y a des murs mitoyens.
Achat
d'une maison dans un lotissement
Si la maison est située dans un lotissement, l'acquéreur
peut demander à consulter le règlement de lotissement
et le cahier des charges : il devra en effet en respecter les dispositions.
Il convient toutefois de se renseigner à la mairie pour savoir
si le règlement et le cahier des charges sont toujours applicables
ou, le cas échéant, si ce sont les règles d'urbanisme
figurant dans le PLU (plan local d'urbanisme) qui s'appliquent.
Achat
d'un appartement en copropriété
Si le logement est situé dans un immeuble en copropriété,
l'acquéreur ne doit pas hésiter à se renseigner
sur l'état des parties communes. Le copropriétaire
vendeur est tenu de porter à la connaissance de l'acquéreur
le carnet d'entretien de l'immeuble, si celui-ci le demande.
Le propriétaire cédant doit aussi porter à
la connaissance de l'acquéreur, si celui-ci le demande, le
diagnostic technique qui existe pour toute mise en copropriété
d'un immeuble de plus de 15 ans.
Ce
diagnostic porte sur l'état apparent de la solidité
du clos et du couvert et sur l'état des conduites, canalisations
et équipements de sécurité. Le notaire doit
obligatoirement porter ce diagnostic à la connaissance de
l'acquéreur lorsqu'il s'agit de la première vente
après la mise en copropriété de l'immeuble
ou de toute vente intervenant dans les 3 ans suivant la date de
diagnostic.
Il est conseillé à l'acquéreur de vérifier
la surface du bien. En cas de vente d'un lot en copropriété,
la superficie doit figurer dans l'avant-contrat et le contrat de
vente définitif, sous peine de nullité de l'acte.
Enfin, il est important pour l'acquéreur de s'informer sur
le montant des charges qu'il devra acquitter et sur les gros travaux
votés ou susceptibles de l'être (ravalement, toitures
etc.). L'acquéreur peut notamment demander à voir
le procès-verbal des dernières assemblées générales
et consulter le règlement de copropriété chez
le syndic de l'immeuble (pour connaître, par exemple, les
quotes-parts de charges attachées au lot qui l'intéresse).

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